Le brief éco. FDJ: les leçons des précédentes privatisations

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C’est parti pour la privatisation de la Française des jeux. Les personnes intéressées ont jusqu’au 19 novembre pour acheter des actions. Si l’on regarde les précédentes privatisations (France Télécom, EDF, etc.), peut-on dire que ce sont de bonnes opérations pour les petits actionnaires?

Pour France Telecom ou EDF, on ne peut pas parler de flamboyance ! France Telecom a été introduit sur le marché en 1997 à 28 euros (le titre Orange – le nom a changé entre temps – vaut aujourd’hui à la bourse de Paris 14 euros (la moitié de sa valeur d’introduction il y a 22 ans) ; EDF, introduit en 2005 à 32 euros, n’en vaut plus que 9 euros. Plusieurs facteurs entrent en jeu : la période d’introduction, l’évolution de la conjoncture économique, les accidents de parcours, les rumeurs. Par exemple, le titre France Télécom est monté jusqu’à 185 euros en 2000 (un record) jusqu’à ce que l’explosion de la bulle internet ne vienne casser cette dynamique. Le cataclysme boursier était-il prévisible en 1997 ? Non, évidemment.

Les leçons du passé

Fort de ces leçons du passé, que prévoit le gouvernement ? Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, veut créer un grand mouvement populaire autour de cette opération et met tous les arguments de son côté. Le prix de l’action est abordable, la fourchette va de 16 euros 50 à 19,90, avec une souscription minimum de 200 euros. Une action FDJ gratuite sera accordée pour dix achetées si les petits épargnants gardent leurs titres pendant minimum 18 mois. Une ristourne de 2% leur sera accordée. L’avantage de la FDJ est d’être une entreprise à la fois très populaire (ses revenus sont stables grâce aux millions de Français qui jouent quotidiennement), et elle n’est pas dans un secteur risqué comme l’énergie ou l’industrie lourde très dépendante de la santé de l’économie mondiale.

Réamorcer le lien avec les épargnants

L’objectif du gouvernement est de redonner aux Français le goût du risque. Le risque d’investir en plaçant son argent ailleurs que dans l’épargne “pépère” qui ne rapporte presque plus rien (le Livret A, l’Assurance-vie). Les conditions posées pour la privatisation de la FDJ sont favorables, tous les feux sont au vert.

 

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