Keith Haring dans l’œil de Vladimir Sichov

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EN IMAGES – Pour célébrer le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre, la I.Galery.Intelligence (Paris 7e) expose les clichés du photographe russe pris en 1986, témoins de l’existence des dessins de l’artiste américain, aujourd’hui disparus. Un bond dans l’Histoire à faire jusqu’au 17 novembre.

1/10Keith Haring recouvrant une partie du mur de Berlin de petits bonhommes reconnaissables, 23-26 octobre 1986. Vladimir Sichov

C’était il y a 30 ans, le 9 novembre 1989. Ce jour-là, à Berlin, tombe le mur de la honte, qui divise la ville en deux depuis vingt-huit ans. Ce 9 novembre 2019 marque le 30e anniversaire de sa chute, évènement qui a bouleversé l’Europe tout entière. À cette occasion, la I-Gallery.Intelligence (7e) présente l’exposition «Euphorie de l’audace» jusqu’au 17 novembre, une série de photographies du russe Vladimir Sichov, prises entre le 23 et 26 octobre 1986. Dans son objectif? L’artiste américain engagé Keith Haring. Perché sur une échelle, lunettes rondes sur le nez et pinceau dans la main, il peint. Il peint comme pour donner de la vie à ce mur si barbare et recouvre une centaine de mètres près de Checkpoint Charlie, le poste frontière le plus connu entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, «un endroit spécial sur la planète».

Vladimir Sichov est un photographe de la rue, du mouvement. Il fixe des moments précis. «Il n’y a pas beaucoup de photographes qui sortent dans la rue avec leur appareil photo dans les bras. Certains l’ont dans le sac, moi je l’ai dans la main. Je suis toujours prêt à faire une photo» assure celui qui est devenu le premier photographe soviétique à avoir quitté l’URSS avec ses archives de la vie quotidienne, considérés comme «non officiels» et interdits d’expositions.

Des photos témoins de l’existence du mur

Les dessins colorés de Keith Haring sont reconnaissables entre mille: un trait simple et épais, des petits personnages reliés entre eux, comme un symbole de paix. Le photographe saisit ces instants le long du mur en nuance de gris, pour une meilleure qualité de photo mais surtout pour montrer la reproduction de la réalité. «Une photo en noir et blanc, on peut l’accrocher au mur alors que la photo en couleur on la trouve sur les boîtes de bonbons» justifie-t-il avec sérieux. Ces photographies sonnent comme un témoin puissant de l’existence de ce mur, désormais détruit, emportant avec lui les dessins d’espoir de Keith Haring.

Euphorie de l’audace, Vladimir Sichov. I-Gallery.Intelligence au 1, quai Voltaire (7e). Du 6 au 17 novembre 2019, de 14h à 19h. Tél.: 09 50 44 99 10.

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